En cette période inédite mondiale, nous sommes tous confinés, nous vivons tous la même chose mais différemment. Entre télétravail, cuisine, sport, activités créatives, école à la maison et bien d’autres, il est difficile parfois de s’adapter à cette nouvelle situation. 

Tous les professeurs de l’Institut International Aksur Formation sont chez eux et doivent s’adapter et réinventer leurs méthodes d’enseignement. Entre télétravail, vie de famille et confinement voici leurs témoignages :

“As in many places around the world, we here are all adapting to life in lockdown. While many things are different in our day-to-day lives,  some things here in France never change; bureaucracy and solidarity.

Concerning the ‘red tape’, every time I go running with my dog (in the specific hours permitted in my town), I have to print out and sign this declaration.  On the solidarity side, we see examples every day of people helping how they can; making masks, bringing food and medicine to neighbours, and so on.  Every night at 8pm, all around the country, the French people applaud for those who continue to work in essential services at this difficult time; care workers, supermarket employees and of course doctors and nurses.”

Sam, English teacher

Lundi 20 avril 2020 7h30 du matin

“J’écris devant la fenêtre de mon bureau, je regarde des livreurs déposer des colis chez nos voisins, la lumière est douce.  Je me demande à plusieurs reprises mais quel jour sommes-nous…  Lundi 20 avril ? L’ancrage devient difficile, alors qu’il était presque instinctif. Comme hier et comme demain rien ne change dans l’organisation de la journée pourtant je sens la transformation profonde de mon être, cette perte de repères spatio-temporels me pousse à être plus disciplinée. Comme tous les jours je vais méditer, écrire, dessiner ; besoin de laisser des traces, retrouver du sens à la vie. Je n’ai pas peur du Covid, je reste confinée, en paix. Je songe à toute ma famille dormant sous mon toit, sous mes ailes : « mère poule », oui je sais, je sais ! Hier soir j’ai eu une crise de rire, sans raison, je décompressais de ce drôle d’enfermement. J’espère que mon fils ainé nous donnera bientôt la date de son rapatriement chilien ! Je vais préparer le petit déjeuner pour tous, l’odeur du café me réconforte, c’est la levée du jour, le silence, la chaleur du foyer, je connais. Je vais faire deux cartons, trier, jeter… nous ne déménageons qu’en juin, j’ai le temps ! Après le café je lirai les réponses des élèves ; je leur renseignais un site où on peut télécharger des films en espagnol gratuitement.

La nuit je rêve de livreurs de bisous, d’étoiles, de câlins, l’essentiel…”

Extrait du journal de margarita, professeur d’espagnol

“En ce moment, nous devons faire face à un nouveau type de mesure : le confinement. Cela me faitdrôle de se dire que nos enfants étudieront cette crise pendant leurs cours d’histoire !

Être confiné chez soi, ça n’est pas forcément facile pour tout le monde. Seul, en couple, en famille, il faut savoir gérer au mieux la situation. Cela implique également une nouvelle organisation d’un point de vue professionnel, pour les personnes qui, comme moi, sont temporairement en télétravail. D’un point de vue personnel, cela permet de faire certaines choses que l’on ne prend pas le temps de faire en temps normal : faire du tri, du rangement, cuisiner de nouvelles recettes, faire du sport, jouer à deux jeux de société pour ceux d’entre nous qui sont confinés à plusieurs… Cela permet de rendre le confinement plus agréable !”

Aurélie, Assistante administrative

Cette période de guerre sanitaire nous concerne tous et nous devons être conscients du danger qu’elle représente  et nous protéger et protéger les autres en restant chez nous.

Toutefois, comme le disent les proverbes français “dans toute chose malheur est bon” et “il faut toujours voir le verre à moitié plein et non à moitié vide”. Même si nous connaissons malheureusement le départ de certaines personnes proches, il faut rester optimiste et surtout voir la chance que nous avons , nous professeurs, à pouvoir continuer à exercer alors que beaucoup d’autres se retrouvent aujourd’hui sans activité professionnelle.

C’est pourquoi, tous les matins je me lève avec le sourire en sachant que je vais retrouver mes élèves que j’apprécie énormément. Nous avons la chance d’avoir énormément de logiciels à notre disposition et pour ma part, je travaille beaucoup sur zoom,  team et Skype que mes étudiants en général plus jeunes que moi maîtrisent parfaitement. C’est super  !  On se forment mutuellement 

Grâce au partage d’écran, je peux leur montrer les slides que j’ai préparées, je peux les emmener surfer sur des sites ludiques, ils continuent à travailler en petits groupes, prennent la parole pour faire des exposés sur des thèmes choisis tel une formation en Webinaire… Vraiment toutes les idées sont bonnes pour continuer à nous amuser  tout en apprenant  !  Et nest-ce pas cela le principal ? Les technologies d’aujourd’hui nous permettent d’avoir un son extraordinaire et de garder ce côté très interactif qui est indispensable lors d’une formation en langue étrangère. Oui bien sûr,  nous préférons  le contact humain mais contrairement à certains qui perdent leur activité professionnelle je ne me plains pas. Au contraire, je saisis cette opportunite pour renforcer cette qualité d’enseignement que je dispense depuis plus de 26ans.

Faites comme moi… Protégez-vous, souriez et apprenez !  On en sortira plus forts et plus compétents ! kiss

Blandine, professeur de FLE

“Nous nous trouvons dans un temps inédit; je m’attache aux choses qui sont durables, auxquelles on peut faire confiance…”

Tabitha, professeur d’anglais

Cette semaine, je vais vous parler du défi personnel donc je suis le plus fière, depuis le début de cette période de confinement : trouver un plat différent chaque jour ! C’esy devenu pour moi un but, une fierté et même un amusement. Je me suis épatée moi-même durant ces longues semaines à la maison. Auparavant, je n’avais que les dîners à gérer et les week-ends, tout le monde prenant ses repas à la cantine ou au travail. Ce qui m’a paru une montagne la première semaine est devenu un jeu la semaine suivante puis un défis à relever les semaines d’après.

J’ai trouvé et cuisiné des plats (presque) différe ts chaque midi. Bon le soir, il est vrai que les pâtes (à toutes les sauces), les quiches (avec toutes sortes d’appareils), les soupes variées et salades composées m’ont bien aidé. Mais pour le déjeuner, c’est une autre histoire. Je tiens bon depuis le début du confinement avec des plats copieux, variés, équilibrés et différents CHAQUE JOUR ! Je n’en reviens toujours pas moi-même et je continue d’épater ma famille tous les midis. Chapeau bas la cuisinière !! Cheer the cook !

Anne-Isabelle, professeur d’anglais

“Animatrice et formatrice en signes (issus de la langue des signes française), je suis aussi maman de 4 enfants dont 3 sont avec moi, le plus grand étant déjà en ménage. Il a fallu s’organiser entre trois niveaux scolaires différents. Heureusement, l’ainée au lycée est totalement autonome. En revanche, celle qui est au collège à demander plus d’attention pour l’organisation de son travail. Maintenant après plusieurs semaines, ça y est, elle arrive à voir les nouveaux devoirs à à renvoyer ses documents sans difficulté. Ma dernière a besoin de moi pour suivre l’emploi du temps fixé par sa maîtresse.

J’arrive tant bien que mal à avoir mon pc pour travailler, créer de nouveaux pour mes ateliers bébé signeur et les activités pour mes formations adultes. Les visio-conférence en “retrouvailles” sont assez clownesques avec les petits qui touchent à tout.

Il a fallu s’organiser autrement pour faire les courses, repas à préparer, ménage avec tout le monde à la maison et mon époux toujours au travail. Mais, bon j’apprends à lâcher prise, c’est la seule chose à faire. Pas évident de faire école à la maison et suivi de vacances (avec devoirs) et reprise école confinement ! Mais, on s’en sort !

Je vous souhaite bon courage à tous”.

Caroline, animatrice et formatrice en signes

“Cette période difficile nous autorise à nous réorganiser et à faire le tri entre l’essentiel et le futile. Dehors, tout allait sûrement trop vite. Pour moi, ce confinement est l’occasion de me réapproprier mes journées et d’en faire ce que bon me semble. Entre télétravail, activités diverses (peinture, lecture), il y a aussi ce temps dédié à l’ennui qui je le pense, doit retrouver sa juste place. C’est un terreau fertile aux nouvelles aspirations et aux fraîches ambitions sorties de la routine dont on est souvent prisonniers. L’ennui pousse aussi à tenter de nouvelles choses, comme apprendre à jouer d’un instrument ou découvrir une nouvelle langue…”Je n’ai pas le temps” avait bon dos, n’est-ce pas ? :)”

Olympe, professeur d’anglais

“Pour moi le confinement est une excellente opportunité de me recentrer, passer du temps en famille et de repenser la vie autrement. J’ai la chance d’avoir moins de travail mais assez pour subvenir à mes besoins. Je trouve tout le monde très créatif dans sa manière d’apprendre à travailler différemment. De mon côté j’ai découvert de super outils pour travailler – et même organiser des jeux de sociétés – à distance. Mes yeux fatiguent car je passe trop de temps devant mon écran, entre la multitude d’emails que je reçois et les nombreuses réunions en visioconférences… Mais heureusement à côté de cela j’ai plus de temps libre ce qui me permet de me concentrer sur ce que j’aime et ceux que j’aime. Passionnée de pâtisserie je me suis lancée dans un nouveau projet, grâce à une école de formation en ligne : le CAP pâtisserie. J’ai aussi le privilège d’être confinée chez mes parents, avec mon petit frère, un cousin et sa compagne, où nous avons une basse-cour, 5 chevaux, 3 chiens et 6 chats – le bonheur ! Je fais de l’équitation – ma grande passion – presque tous les jours et je n’ai jamais été aussi assidue en sport et yoga que maintenant ! Je pense sans cesse à toutes celles et ceux impactés négativement par cette situation…

Vous souhaitant à tous de vous porter au mieux !”

Tiffanie, professeur d’anglais

Since the begining of the outbreak (something that has happened suddenly) the disease has spread (expanded, propogated) to become an epidemic then the WHO (World Health Organization) has declared the pandemic.

As my city is under lockdown, it means that the public places are shut down (closed) and gatherings ( meetings) are banned (prohibited, forbidden), I see my friends on the social media and I work from home. I  have virtual classes that haven’t been called off (cancelled) or put off (postponed) thanks to the modern technology tools.

When I don’t work, I hunker down (stay safe at home) and wind down (relax) with a good book or play board games (Monopoly for example) with my family.

Because I haven’t stocked up (bought a lot of food for future use) groceries, I go shopping once or twice a week. Some products have flown off the shelves (sold out) such as paper toilet rolls  in supermarkets, but there are plenty of supplies (provisions) in my local shop. I avoid (stay away from) contact, I maintain social-distancing about 5 feet away (1.50m), I wear a face mask and use hand sanitizer. I stay safe and healthy.

Even if it’s an unprecedented (never seen before) event in unpredictable (unforeseeable) times I hope the situation improves soon, because I miss my face-to face classes with my students !

Caroline, professeur d’anglais

Ma vie en confinement n’est pas très différente de ma vie « normale ». J’aime passer du temps chez moi pour lire, faire des jeux de sociétés, de la couture, de la cuisine, passer du temps dans le jardin et profiter de ma famille. Le confinement me permet d’avoir plus de temps pour profiter de ces moments.

Cependant le confinement m’a obligé à changer mes habitudes de travail. Faire des cours en visio ne fut pas très simple au début… mais après quelques jours cela est devenu plus simple et naturel. Les échanges sont tout aussi naturels et spontanés. Le confinement m’a permis de développer mes compétences informatiques, et de voir que la distance n’est pas un frein à l’apprentissage des langues ! Par visio nous pouvons être connectés avec le monde entier ! embarassed 

Léa, formatrice de FLE et d’anglais.

Le confinement était au début une grande surprise pour moi, jamais je n’aurais imaginé qu’un arrêt quasi-total de tout un pays était possible.

Maintenant, le confinement est surtout un ralentissement dans la vie de famille : pour les enfants, qui ont plus de temps en dehors de leur activités scolaires, et pour les parents, qui sont plus présents.

Je suis contente que les cours aient repris après une semaine d’arrêt et d’incertitude à la mi-mars. Les clients se sont habitués aux nouvelles techniques d’enseignement et moi-même, j’ai appris beaucoup sur les plateformes d’enseignement à distance.

Mais en même temps, j’ai hâte aussi que cela se termine. Actuellement, en dehors de chez soi, on se sent d’une certaine façon « menacé » C’est un drôle de sentiment, que je n’aime pas…

Julia, professeur d’allemand